
Pour le feu d'artifice du 17 août, je me suis positionné de telle manière à avoir le sujet dans l'axe du pont. Rien ne s'est passé comme je voulais, j'ai quand même réussi à sortir une photo qui corresponde exactement à ce que je cherchais. Après un shooting en raw et quelques traitements avec Lightroom, le résultat est bon. Je remercie mon ami Vincent de l'Hôtel Beau Rivage à Mansle-les-Fontaines, n'hésitez pas à vous y arrêter si vous êtes de passage.
Je vais présenter cette photo, avec d'autres, dans le cadre du concours photo du festival ZikaMansle qui aura lieu samedi 24 et dimanche 25 avril 2027 : Informations par ici ==> ZikaMansle

Je me suis rendu à la fête du cheval au château de la Rochefoucauld, je vous laisse imaginer le défi en nocturne.
Ça aurait été dommage de ne pas immortaliser cette scène simplement par manque de lumière.
J’apprécie particulièrement ce genre de difficulté. En plus de la recherche de composition, notamment avec le château, il faut aussi jongler avec les paramètres de prise de vue pour réussir à sortir une bonne photo. Et le travail ne s’arrête pas là : il faut ensuite pas mal de post-traitement pour parvenir à un résultat équilibré.
Parce qu’histoire d’ajouter encore un peu de difficulté, le premier plan était éclairé par une lumière rouge-orangée, tandis que le château bénéficiait d’un éclairage blanc. Il a donc fallu retravailler tout ça pour retrouver un équilibre cohérent entre les différentes sources de lumière, sans dénaturer l’ambiance de la scène.
C’est justement tout ce qui, à mes yeux, fait la différence entre un photographe et un « faux-tographe ». Personnellement, me contenter d’appuyer sur le bouton de mon boîtier ne m’intéresse pas particulièrement. Même si, sur certaines prestations, je suis parfois bien obligé de le faire, fort heureusement, cela ne représente qu’une partie marginale de mon activité.
Ce que j’aime, c’est justement tout ce qu’il y a autour : chercher une composition, comprendre la lumière, faire les bons choix techniques au moment de la prise de vue, puis travailler l’image pour lui donner tout son potentiel.
Eclipse du 12 aout
Sous la lumière singulière de l’éclipse, le vieux pont semblait avoir quitté le cours ordinaire du monde.
La pierre, d’ordinaire si familière, prenait des teintes irréelles, entre l’or et le cuivre, tandis que l’eau recueillait dans son miroir les arches et les ombres, comme si elle cherchait à retenir cet instant. Le ciel lui-même semblait hésiter entre le jour et la nuit.
Tout était là, immobile — le pont, les arbres, les silhouettes arrêtées sur les rambardes — mais quelque chose avait changé. Le temps paraissait s’être retiré doucement du paysage, laissant derrière lui un silence profond et une lumière étrange.
Ce n’était plus tout à fait le jour, pas encore la nuit. C’était un instant suspendu, fragile, presque irréel, où les siècles semblaient se confondre et où le vieux pont paraissait contempler, lui aussi, le passage de l’ombre sur le soleil.
Pendant quelques instants, tout semblait hors du temps. Comme si le monde avait retenu son souffle, et que, dans le reflet de l’eau, il était possible d’apercevoir un paysage qui n’appartenait ni au passé, ni au présent, mais à l’éternité.


